*HUB «DIGITAL DIPLOMACY» «DIPLOMATIE NUMERIQUE»* BY MORGANE BRAVO

Monday, December 31, 2007

*Harbin, ville du nord de la Chine, se transforme en cité de lumière et de gel...*


***Chaque hiver depuis 1963, Harbin, ville du nord de la Chine, se transforme en cité de lumière et de gel à l’occasion du plus grand festival mondial de sculpture sur glace. Sur une superficie de 400 000 m², des centaines d’artistes sculptent une splendide et fugace capitale composée des plus célèbres monuments du monde (ici, le Parthénon) et de statues oniriques et fragiles. Au total, 140 000 m3 de glace et 90 000 m3 de neige ont été utilisés pour bâtir plus de 2000 sculptures et constructions de toutes sortes.

(Sheng Li/Reuters)

Le Figaro

Sunday, December 30, 2007

***Réseautage social : Facebook s'installe dans la routine canadienne***


***L’année dernière, on croyait que Facebook ne serait qu’une mode, un phénomène passager dans le cyberespace du Canada, mais le site Web d’échanges sociaux s’est étendu comme un traînée de poudre à travers le pays et représente maintenant un lieu d’échanges quotidiens.
Le site est devenu le moyen privilégié d’une partie de la population pour exprimer ses frustrations et même offrir un soutien à celui ou celle qui s’est fait larguer.

«J’ai passé des heures à lire les messages que les gens avaient laissé pour ma fille, c’était tellement touchant», a commenté Elizabeth Rutledge de Toronto, encore ébranlée par la disparition de sa fille. «Toutes ces pensées gentilles, c’était vraiment extraordinaire.»

Sa fille, Christina Calayca, n’avait que 20 ans lorsqu’elle est disparue en août dernier au cours d’une excursion de camping dans un parc provincial près de Thunder Bay, en Ontario. Depuis le drame, des milliers de personnes ont joint les sept différents groupes de Facebook qui ont été créés pour rendre hommage à Christina. Sa mère a particulièrement été touchée par les photos affichées sur le site.

Facebook a été créé aux Etats-Unis en 2004 par Mark Zuckerberg, un jeune homme de 23 ans. A l’origine, le site était accessible seulement aux étudiants de Harvard. Aujourd’hui plus de 250 000 nouveaux usagers s’y ajoutent chaque jour et le site est particulièrement populaire parmi les Canadiens puisque 8 millions d’entre eux, sur un nombre total de 60 millions de membres, adhèrent à Facebook.

D’abord un outil pour garder le contact avec ses amis et sa famille, Facebook est également devenu un moyen de retracer les gens perdus de vue depuis l’école primaire.

Tout événement, spécialement une tragédie, est prétexte à créer un nouveau groupe sur Facebook. A l’intérieur de quelques heures, l’idée fait boule de neige, le site s’alimentant des dernières nouvelles, de photos, de vidéos et de messages.

Selon un conseiller de personnes en deuil de Toronto, William Cooke, le phénomène est tout à fait compréhensible parce que si le médium est nouveau, le besoin de trouver une oreille attentive ou une épaule sur laquelle s’épancher est vieux comme le monde.

Il considère que Facebook permet aux gens en deuil de pouvoir prendre les messages de sympathie plus tard, alors que le processus de deuil est déjà enclenché et qu’on s’habitue au poids de la perte. Il est également possible que les jeunes se tournent vers Internet pour exprimer leurs peines au lieu de demander de l’aide d’un professionnel, mais, avertit William Cooke, Facebook ne remplace pas une consultation.

Il s’agit d’un moyen amusant et sans restriction d’échanger des idées et des informations, mais la qualité de l’aide que vous recevrez dépend des groupes de gens avec qui vous communiquez, prévient le conseiller en deuil. «Mais je ne crois pas que ce soit un moyen réellement différent des autres de communiquer.»

SUN
Canoë

Chris Doucette
28/12/2007

Friday, December 28, 2007

*Le salaire minimal fait débat en Allemagne*


***Après la mise en place d'un salaire minimum dans le secteur postal, l'Allemagne fait à de graves conflits sociaux concernant l'extension de ce dispositif à d'autres secteurs. L'économiste Hans-Werner Sinn estime que cette approche n'est pas appropriée : "En France, le salaire minimal que perçoivent 15 % des salariés a conduit les jeunes au chômage. Il est donc indirectement responsable des violents incidents de ces dernières années. (...)

L'année 2007 symbolise un tournant dans l'histoire allemande. Le pays a tourné le dos à l'économie sociale de marché prônée par Ludwig Erhard, ancien chancelier [1963-66] et père du miracle économique allemand et de l'économie sociale de marché.

Jusqu'à présent, l'Allemagne était attachée au principe politique selon lequel l'économie de marché a besoin de prix libres car ils constituent sa principale force motrice. Des mesures visant à corriger la répartition des revenus sont possibles et nécessaires, mais elles ne doivent pas être uniquement utilisées à des fins fiscales. Désormais, ce principe ne s'applique plus."
(28.12.2007

Allemagne - Süddeutsche Zeitung

Eurotopics

*Article intégral (lien ci-dessus, allemand)

Wednesday, December 26, 2007

***FEMMES : L'art de s'adapter au pouvoir...***

***Cécilia, Carla et Hillary : trois premières dames et trois façons de composer avec les codes de la fonction. L'époque où les femmes de pouvoir étaient "des hommes comme les autres" est bel et bien terminée, affirme La Vanguardia.

J'éprouve une intense curiosité pour cette femme imprévisible. Cécilia Ciganer-Albéniz a été la première dame la plus fugace et sans aucun doute la plus surprenante de l'histoire présidentielle française. "Qu'aller-vous faire dans les jours qui viennent ?" lui demanda un journaliste de l' Est républicain. "Me projeter dans l'avenir", répondit-elle, en ajoutant : "Je n'aime pas vivre dans les décombres." La solidité de ses réponses, résumées en une phrase essentielle ("Les Français ont élu un homme pas un couple"), mettait à nu la plainte d'une femme qui ne voulait pas s'exposer et souhaitait protéger sa vie, sauf que c'était le pire endroit et le pire moment pour y parvenir.

L'œil de la République ne pouvait cesser d'observer le réjouissant spectacle d'une première dame rebelle. Et c'est ainsi que, dans le style des grandes dames maudites de l'histoire de France, elle a abandonné son époux et tenté de remettre les compteurs à zéro. Elle ne voulait pas que sa vie privée soit disséquée au vu et au su de tous ("Il n'y a pas de carapace assez solide pour se protéger de cela"), même s'il est difficile de concevoir qu'elle retombe dans l'anonymat qu'elle recherche, il ne fait aucun doute qu'elle a pris la bonne décision.

La France est, de plus, le pays du monde qui prend le plus au sérieux la protection de l'intimité. Si la question de l'équilibre personnel de Cécilia s'était posée dans un pays comme l'Espagne, où la presse du cœur l'aurait littéralement écorchée vive, on n'ose imaginer les conséquences. Quelque chose fonctionne bien dans la bonne vieille République française.

Si Cécilia a été la première dame a abandonner le navire, et cela en haute mer, Hillary, pour sa part, a décidé de rester à bord lorsque le vaisseau menaçait de sombrer. A l'époque, les spécialistes de la cuisine politique washingtonienne considérèrent que le rôle endossé par Hillary fut ce qu'il y avait à faire de plus intelligent pour se maintenir en politique. Au-delà du fait que ce couple a réussi à sauver son mariage, il s'agissait d'une question de stratégie. Les Etats-Unis sont en effet un des pays démocratiques les plus contradictoires qui soient et la question féminine n'échappe pas à cette règle. Ils occupent le 67e rang en matière de féminisation de la représentation parlementaire, juste derrière le Zimbabwe. Cependant, une femme noire est actuellement secrétaire d'Etat, Nancy Pelosi préside le Sénat et Hillary Clinton est une candidate crédible au poste de présidente des Etats-Unis.

Mais il lui a fallu pour cela accepter l'adultère, jouer avec abnégation le rôle de l'épouse, être capable de pardonner. Voilà ce qui a permis à Hillary de rester dans la course. Si une première dame telle que Jacqueline Kennedy a su apprendre aux Américains à bien mettre la table et à s'habiller avec élégance, une autre première dame les a convaincus qu'ils avaient tous en eux quelque chose de Jacky. Et aujourd'hui, elle a pu passer du rôle de première dame à celui de première femme capable de présider le pays.

Entre ces deux femmes se glisse la figure de Carla Bruni, qui assume un rôle très lié à l'histoire de la politique française, celui de maîtresse du président. La différence, c'est qu'elle ne vit pas ses amours dans la clandestinité et que lui n'est plus marié. Si Hillary incarne l'évolution dans la continuité et Cécilia le droit à la rupture, Carla, elle, est une authentique postmoderne. A elles seules, elles font mentir l'adage selon lequel les femmes de pouvoir seraient des hommes comme les autres. L'époque des Thatcher est bel et bien terminée.

Pilar Rahola
La Vanguardia
Courrier International

26 déc. 2007

* Lien ci-dessus! (ES)

Friday, December 21, 2007

***Les immigrés sont plus malins, plus créatifs, plus intelligents que nous!..: L'Amérique***


***A New York, où vivent un million de clandestins, un débat sur l'immigration s'est installé, que Jeff Danziger, le chroniqueur et dessinateur de New York, analyse de façon très personnelle.

Le matin, parfois bien avant six heures, je vois de jeunes hommes d'origine hispanique sur la Neuvième Avenue à New York qui travaillent déjà dur, ou qui attendent du travail. La droite a récemment reproché à la ville d'être un "sanctuaire". Autrement dit, la municipalité aurait demandé à la police de laisser les travailleurs tranquilles, même si on les soupçonne d'être des sans-papiers. Se retrouver debout dans le froid à espérer une embauche incertaine ne me semble pas être caractéristique d'un "sanctuaire", mais le terme est utilisé dans le débat politique pour souligner qu'une ville et son maire ont choisi d'ignorer la loi.

Rudy Giuliani, l'un des principaux candidats républicains, fervent adepte de la loi et de l'ordre, est accusé d'avoir clairement invité la police à fermer les yeux sur l'immigration clandestine quand il était maire de New York. Sa campagne connaît bien des problèmes ces derniers temps, et cette affaire risque fort de porter gravement atteinte à sa candidature. Dans l'Iowa et le New Hampshire, où auront lieu les premières primaires début janvier, on suppose que les gens ne tiennent pas à ce que des Mexicains, des Guatémaltèques et autres viennent prendre des emplois sur place pendant que les autorités regardent ailleurs. Les habitants de l'Iowa sont des agriculteurs et des entrepreneurs, et ils sont tout à fait disposés à laisser les immigrés se planquer dans des endroits comme New York et Los Angeles, où presque tout le monde parle espagnol de toute façon. Mais dans les petites villes du Midwest, les Latinos que l'on voit au coin des rues et qui travaillent dans les restaurants, rappellent chaque jour à quel point l'Amérique a changé. On fait fi des lois dans tout le pays. On était censé mener sa vie d'une certaine façon, ici, mais tout cela se retrouve sens dessus dessous à cause des forces économiques, des voyages à bas prix et d'un pouvoir laxiste.

L'argument le plus étrange que l'on invoque en faveur de la venue d'immigrés aux Etats-Unis, quand ils veulent et pour aussi longtemps qu'ils le souhaitent, c'est qu'en réalité, ils ne prennent pas les emplois des autres. On dit qu'ils n'acceptent que les emplois dont "les Américains ne veulent pas". Une version plus complète de ce raisonnement s'accompagne de la mention "avec des salaires de misère". Ainsi, en Iowa et dans des régions du même type, les emplois agricoles désagréables et contraignants comme l'équarrissage dans les grands abattoirs industriels, sont ce que les Américains ne veulent pas. Des jobs absolument abominables, harassants, dangereux. Ces excuses politiques sont le fait de gens qui n'ont jamais travaillé comme cela. Or, les Américains ne sont pas les seuls à ne pas en vouloir. La vérité, c'est que personne n'en veut. Certains sont tout simplement obligés de s'en charger.

Le problème de l'immigration est aujourd'hui apparemment insoluble et incontrôlable. Les Mexicains sont seulement plus ambitieux que les Américains. Pas tous les Mexicains, mais en tout cas ceux qui viennent ici pour travailler. Comme d'autres Latinos, ils abandonnent le confort et la sécurité d'une existence qu'ils ont connu : encourir des frais, risquer d'être arrêtés, voire de mourir pendant le voyage afin de venir chez nous s'occuper de travaux épuisants et déplaisants. Ici, à New York, des équipes de Mexicains se chargent du travail absurde et éprouvant qui consiste à démanteler les bâtiments obsolètes dans des nuages de plâtre et d'amiante, un travail terrible en hiver, insupportable en été. Pendant ce temps, de jeunes Américains suralimentés passent à côté de ces chantiers sans rien en savoir. A en croire nos politiciens, cette situation est normale.

En termes politiques, le débat sur l'immigration est encore moins réaliste que les empoignades religieuses d'une redoutable idiotie qui secouent le pays. Les immigrés continuent d'affluer, mus par le désir de gagner de l'argent et de mener une vie meilleure. On estime qu'un million de travailleurs "clandestins" vivent aujourd'hui dans le seul Etat de New York. Il n'existe aucun moyen pratique de les renvoyer chez eux, et il n'y a d'ailleurs pas de raison de le faire. Pourtant, le débat est acharné. Le républicain Giuliani a tenté d'expliquer qu'il faudrait débourser des sommes astronomiques pour regrouper et expulser un million de personnes. Personne ne l'a écouté. Le débat a débordé sur le camp démocrate depuis que Hillary Clinton est sénatrice de New York. Elle a soutenu un projet du gouverneur démocrate de l'Etat qui envisage de fournir des permis de conduire à des travailleurs qui n'ont pas d'autres documents officiels afin qu'ils puissent obtenir une assurance automobile.

Cela a soulevé des hurlements de rire, et a valu à Mme Clinton et au gouverneur d'être accusés de protéger ces clandestins, autrement dit, de leur offrir un sanctuaire. Les démocrates ont fait marche arrière. Par conséquent, les clandestins continuent de conduire sans être assurés. Ayez cela à l'esprit la prochaine que vous viendrez à New York.

Mon père, qui travaillait dans la publicité, avait coutume de dire qu'à New York le "dessous du panier est plus malin que le dessus". Pour lui, à l'époque, le dessous du panier, c'étaient les Portoricains, les Irlandais, les Italiens et autres immigrés. Aujourd'hui, son paradoxe pourrait s'appliquer aux Latinos. Il voulait dire que pour vivre et prospérer au bas de l'échelle sociale, il fallait faire preuve de davantage d'intelligence et de créativité que sur les échelons supérieurs. Ce qui est probablement vrai partout. J'ajouterais quant à moi que les immigrés sont également plus ambitieux que les autochtones. Les nouveaux arrivants viennent de pays où il n'y a plus de loi. Ils ne tardent pas à voir qu'il en va de même ici. Ils associent leur intelligence à leur ambition pour prendre de l'avance. Ils savent qu'en dépit du discours officiel, le gouvernement, en réalité, ne peut ni ne veut rien faire.

Enfin, pas tout à fait. Nous sommes en train d'ériger un mur le long de la frontière mexicaine. Un mur si long qu'on peut désormais le voir depuis l'espace. Exactement comme la Muraille de Chine.

Jeff Danziger
Courrier International
21 déc. 2007

***L'Union méditerranéenne concerne toute l'Europe***



***"La réunion qui s'est déroulée jeudi 20 décembre à Rome entre le Premier ministre espagnol José Luis Rodríguez Zapatero, le président français Nicolas Sarkozy et le chef du gouvernement italien Romano Prodi a permis de réintégrer le projet d'Union méditerranéenne dans le giron de l'UE", se félicite le quotidien espagnol.

"La volonté du président français de lancer cette initiative en marge de l'UE, en limitant le projet aux pays riverains de la Méditerranée, posait problème. (...) L'Allemagne, en particulier, s'était sentie injustement mise à l'écart par le président français, ce qui avait poussé la chancelière Angela Merkel à exprimer en public son désaccord. Les arguments allemands sont les mêmes que ceux des gouvernements italien et espagnol : ce qui se passe en Méditerranée concerne tous les Européens et la politique méditerranéenne doit être cohérente avec le reste des activités européennes."
(21.12.2007)

Espagne - Sur
Eurotopics

*Article intégral (lien ci-dessus, espagnol)

***Noël, une tradition vivante...! : Europe***


***L'effervescence de Noël a-t-elle un sens au-delà de la course aux cadeaux et du rituel imposé ? La presse européenne analyse l'interprétation moderne de cette fête chrétienne.

Extraits des publications suivantes:
Suisse - 24 heures, Royaume-Uni - The Guardian, France - La Vie

Suisse - 24 heures
"Faut-il supprimer Noël?", se demande l'enseignant suisse François Berger qui redoute une telle éventualité. "On ne peut oublier que les derniers jours de décembre allument des sentiments d'angoisse et des tendances à la dépression. Certains psychologues font ainsi remarquer que les adolescents sont particulièrement sensibles à une absence de rites - en l'occurrence de celui de Noël - qu'ils compensent par des rituels de circonstance, telles des soirées 'spécial cannabis' ou 'spécial ecstasy'. Il suffit de gommer un rite quelconque pour qu'il réapparaisse sous une autre forme d'autant plus dangereuse qu'il est essentiel. Le jour où, pour mille et une 'bonnes' raisons, nous aurons expurgé Noël de notre vie sociétale - et donc de nos écoles -, nous aurons malheureusement condamné notre culture et nos traditions, mais plus encore un facteur identitaire, humain et relationnel."
(17.12.2007)

Royaume-Uni - The Guardian
La chroniqueuse et membre honoraire de la Société laïque britannique Polly Toynbee répond aux attaques affirmant que les partisans de la laïcité tentent d'éliminer Noël. "Personne ne cherche à bannir Noël ou le christianisme, ni les athées ni les croyants d'une autre foi. Et pourtant chaque année les mêmes légendes urbaines sont répétées sur la volonté de bannir Noël de certaines méchantes autorités locales souffrant de rectitude politique hystérique, (...), nous sommes innocents. Ce sont les chrétiens qui battent le tambour, en inventant cette histoire, et qui rêvent de martyrs - et qui, pire, alimentent auprès de la majorité laïque un sentiment de révolte en lui répétant qu'elle ferait mieux de se dire chrétienne parce que, comme le British national party [le parti d'extrême droite britannique] l'affirme, 'les traditions, l'héritage et la culture' britanniques (...) sont menacés par les musulmans. En prétendant s'en prendre à nous, partisans de la laïcité, ces chrétiens nourrissent le ressentiment contre les immigrants."
(21.12.2007)

France - La Vie
L'hebdomadaire chrétien a sondé les Français sur leur connaissance du Christ. Jean-Pierre Denis analyse les résultats. "Seule une personne sur trois sait situer précisément la naissance de Jésus. Dans cette ambiance de brouillard culturel, il n'est pas étonnant que, pour beaucoup, Noël soit devenu une fête païenne où la consommation doit venir combler toutes nos angoisses existentielles. Désespérant ? Pas si simple. On sent bien, à travers ce même sondage, à quel point le rapport des Français avec le christianisme se transforme. (...) Il devient moins solide, par certains côtés. Mais il se révèle moins négatif qu'on ne le croit. Le désir d'en savoir plus se manifeste aussi, et très profondément. Les deux tiers des Français ont envie que leurs enfants connaissent la vie de Jésus. Même parmi les personnes qui disent ne pas avoir de religion, ce désir de culture se retrouve encore très fortement."
(19.12.2007)

Eurotopics